Les professeurs Gilles Pillet et David Chekroun ont collaboré avec la revue Fusions & Acquisitions pour l’élaboration de son numéro 315 consacré au contrôle des investissements étrangers.
« Les turbulences traversées par la mondialisation ces dernières années et la crise sanitaire de la COVID-19 ont conduit les États à repenser l’équilibre entre attraction des investissements étrangers et souveraineté économique, entrainant parfois des modifications brutales et structurelles dans l’accompagnement des investissements étrangers », expliquent les professeurs Gilles Pillet et David Chekroun, en préambule du numéro spécial de Fusions et Acquisitions consacré à cette problématique. Celui-ci présente les enjeux, le dispositif et les spécificités du contrôle des investissements étrangers en France par le biais de pas moins de 40 articles et interviews d’acteurs clés de ces fusions-acquisitions transnationales, et notamment ceux de ceux ministres : Bruno Le Maire et Franck Riester.
La publication tombe à point nommé, sachant que le président de la République réunit à Versailles des dizaines de patrons étrangers dans le cadre de Choose France le 28 juin. « Le dispositif du contrôle en France se situe au croisement de la politique, de la géopolitique, de l’économie, de la finance, de la stratégie et du droit comme en témoignent les affaires GE/Alstom Energie, Holcim/Lafarge, Nokia/Alcatel Lucent, Rio Tinto/Pechiney, PepsiCo/Danone et plus récemment Carrefour/Couche Tard ».
D’après Gilles Pillet et David Chekroun, les questions posées par ce retour de la souveraineté économique, l’invitation de l’État à la table des négociations, constituent par excellence le type de problématiques qui appellent une collaboration de la pratique et du monde académique. « C’est pourquoi, il nous a semblé très fructueux de collaborer avec Fusions & Acquisitions Magazine tout en impliquant nos étudiants ».
Campuses
Aude Montlahuc-Vannod et Jean-Philippe Bouilloud ont été récompensés par la RIPCO pour une étude portant sur un balancement identitaire de cadres lorsqu’ils expérimentent une rupture dans leur trajectoire objective : la transition professionnelle subie.
« Recherche agilité désespérément : une étude de la réinvention identitaire de dirigeants en out-placement », d'Aude Montlahuc-Vannod et son directeur de thèse, le professeur Jean-Philippe Bouilloud, a été récompensée du prix de la meilleure communication en comportement organisationnel par la Revue Internationale de Psychosociologie et de Gestion des Comportements Organisationnels (RIPCO). « Nous avons récemment mené une recherche ethnographique sur les logiques d’insertion liées au contexte de mobilité permanente, en passant par la compréhension que s’en font des cadres dirigeants, pris en charge dans des cabinets d’outplacement (reclassement professionnel, ndlr), expliquent les auteurs. Lorsque la perte d’emploi survient, ils vivent une expérience aussi éprouvante que contradictoire, au cours de laquelle ils doivent se "réinventer", c’est-à-dire accepter d’abandonner une image ancienne, à laquelle ils tenaient mais qui s’est avérée obsolète ou défaillante, pour se projeter dans une nouvelle identité plus prometteuse ».
Les chercheurs ont exploré cette « réinvention identitaire » en invitant des dirigeants à réfléchir sur leur situation. Sans aucune rupture biographique apparente, ils se décrivent vivre un moment de « chaos » associé à leur perte d’emploi. Simultanément, ils semblent paradoxalement positivement investis dans le travail d’une « self reconfiguration » qui passe par la mise en récit d’une personnalité nouvelle, plus « agile », capable de leur permettre de trouver du travail. « Il s’agit donc pour eux de conjuguer deux identités contradictoires, une négative liée à la sanction injuste de leur licenciement et son opposée, positive, liée à leur inacceptable échec, ajoutent-ils. Ce balancement identitaire est le résultat d’un processus qui associe assujettissement, normalisation et subjectivation. Dans leurs discours, la dimension changeante de leur identité, mêle questionnement, vulnérabilité, ressentiment, et imagination ».
Campuses
ESCP Business School et la Fondation ESCP souhaitent encourager l’égalité des chances, en accord avec la valeur de pluralité de l’école. La Fondation ESCP soutient depuis sa création la politique de diversité de l’école en favorisant l’ouverture sociale et la diversité géographique des étudiants.
Dans ce but, il a été décidé de créer le projet Chances augmentées, qui s'adresse aux étudiants en fin de première année de classe préparatoire (ECE, ECS, ECT, A/L, B/L) boursiers d’échelon 4 à 7 souhaitant intégrer une des Parisiennes via le concours de la Banque Commune d'Épreuves (BCE).
A cette occasion, nous souhaitons inviter des étudiants de CPGE à venir passer deux jours sur notre campus de Paris République les 26 et 27 août 2021 pour se préparer aux épreuves orales d'entretien de personnalité et de langues vivantes spécifiques à ESCP Business School de manière optimale. Ils pourront bénéficier d’un coaching individuel et de groupe afin de donner le meilleur d’eux-même et de se sentir en confiance face à cet exercice.
La Fondation ESCP prendra en charge ces deux journées en remboursant les billets de train (depuis une adresse en France métropolitaine) et en organisant le logement chez des étudiants actuels volontaires.
Afin de postuler, veuillez remplir ce formulaire de candidature avant le lundi 12 avril 2021 à 23h59.
Pour toutes questions supplémentaires, les étudiants intéressés par ce dispositif peuvent envoyer un e-mail à l’adresse chances.augmentees@escp.eu.
Campuses
Le Prof. Jean-Marc Daniel revient sur le débat qui a agité l’opinion publique et la classe politique sur l’annulation des dettes publiques, montrant que l'éventualité d'un tel dénouement n’est qu’une illusion.
Dans Il était une fois... l'argent magique - Conte et mécomptes pour adultes, le professeur émérite tente de répondre à une question : L’argent magique dont tout le monde parle : existe-t-il vraiment ? « Les jolis "contes" faisant hélas les mauvais comptes, le réveil sera brutal », prévient-il.
Jean-Marc Daniel rappelle « ce moment télévisuel lors duquel le président de la République a affirmé, l’œil rageur et le poing serré, que notre économie serait sauvée… "quoi qu’il en coûte". Depuis, beaucoup sont convaincus que la dette n’est plus ce qu’elle était. Elle se cumule, s’efface ou s’annule ; peu nous chaut tant qu’elle ne se rembourse jamais » !
Selon lui, ce conte a tout pour plaire – à la France en particulier, pays qui se défie depuis toujours de l’économie. Et de citer le discours prononcé au Collège de France par un professeur de la discipline (Michel Chevalier) en 1849 : « La nation française a la passion du merveilleux. […] Or précisément, l'économie politique est une des branches de l'arbre des connaissances humaines où l'imagination a le moins de place ».
Aussi a-t-il estimé nécessaire de rappeler au citoyen-contribuable quelques leçons intangibles d’économie, avant de dissiper le mirage : l’annulation pure et simple des dettes publiques n’est d’après lui ni réaliste, ni souhaitable – ni « rentable » !
Campuses