N’Geur Sarr fait partie de ces jeunes diplômés qui font le constat qu’une réussite professionnelle, aussi éclatante qu’elle soit, n’est pas un gage d'épanouissement et qui prennent le temps de redéfinir leur ambition.
Pendant sa scolarité à ESCP, N’Geur a eu une vie associative très remplie, et à sa sortie de l’école, elle a été recrutée par un des leaders des media en Francequi lui a confié des missions dans lesquelles elle s’est pleinement investie dans 11 pays d’Afrique non francophones.
Si elle a beaucoup aimé son travail dans son entreprise, multipliant les projets internationaux et en acquérant une expérience d’intra-entrepreneur, elle a cependant éprouvé des difficultés dans son ascension professionnelle à la veille de ses 30 ans et a finalement connu un burn-out qui l’a amenée à arrêter momentanément sa carrière.
Pendant son burn out, N’Geur s’est alors rapprochée de ses pairs et grâce à eux, a pu pratiquer plus de 200 entretiens auprès de salariés âgés de 27 à 40 ans dont 70% issus de grandes écoles en questionnement et elle s’est rendue compte que ses préoccupations étaient partagées par beaucoup d’entre elles, «
Comme elle le dit, « en sortant de l'école, tout s'enchaîne très vite et les opportunités professionnelles nous tombent dessus. Mais après 2 postes, on se posent la question de nos aspirations profondes et là c'est la traversée du désert. »
Pour palier ce défi générationnel, N’Geur lance un podcast appelé « Gatemeri » qui est un mot d’origine rwandaise qui désigne le couvercle qui couvre et protège les trésors qu'on aura économisé à la longue, ces trésors s’apparente à nos valeurs, notre raison d’être et notre patrimoine personnel qui donne sens à notre vie. Celui-ci apporte un autre regard sur la réussite à travers des conversations sans filtre avec des invités venant de tous les horizons : des entrepreneurs, bien sûr, mais aussi des sportifs, des artistes, des personnalités politiques … qui s’expriment plus sur leurs traversées de déserts que sur leurs succès.
« Dans le podcast Gatemeri, j'explore la notion de réussite avec le regard croisé de leaders aux horizons et profils très divers qui me donnent leur recette et leur propre définition de la réussite. »
Ce podcast a reçu un très bon accueil. Sans avoir fait une grande communication, mais grâce à un bon bouche à oreille, tout un public trentenaire s’est reconnu dans ce support. « Comme Gatemeri repose beaucoup sur le partage, mes auditeurs viennent pour y trouver de l’inspiration et des conseils concrets pour re-définir leur propre réussite. »
« En école et même après, on ne se pose pas cette question de la réussite. Elle nous paraît évidente jusqu'au jour où l'on se demande "quelle est ma réelle contribution au monde ? »
Après ses nombreuses recherches, lectures et conversations sur le sujet, N'Geur remarque que la génération après elle (la génération Z) est plus au fait sur ces sujets que sa génération.
«Les jeunes qui entrent sur le marché du travail sont beaucoup plus exigeants qu'on ne l'était. Ils savent ce qu'il ne veulent pas et c'est déjà un bon début. Mais il ne faut pas qu'ils oublient que le monde de l'entreprise est très différent de celui de l'école et qu'il faut maîtriser certains codes pour y faire sa place».
N’Geur veut aussi changer les modèles de réussite pour qu’une majorité de personnes s’identifie dans son podcast « les modèles de réussites doivent se renouveler, c’est pour cela que je tiens à promouvoir des récits de vie de personnes aux origines culturelles et sociales très diverses. »
Ayant elle-même été désignée “talent” dans son ancienne entreprise, N’Geur s’est penchée sur le sujet de la gestion des talents pour en faire son nouvel ordre de bataille.
Après près d’une quarantaine de leaders reçus sur son podcast, N’Geur a synthétisé les compétences clés qui leur ont permis d'être des leaders affirmés et épanouis dans leur domaine :
C’est en s’appuyant sur ces compétences transversales axées sur la communication et la collaboration (parmi les compétences du 21e siècle, les fameux 4C) et forte de la connaissance des attentes de ses pairs, que N'Geur a conçu le parcours Gatemeri Leadership.
En collaboration avec 8 experts, elle a développé un parcours pluridisciplinaire axé sur les soft skills pour réenchanter le job et développer le leadership des talents en entreprise.
N’Geur a beaucoup appris de son blog et d’avoir pu partager un tel nombre d’expériences extraordinaires. Sa préférée …
Et maintenant, elle lance sa nouvelle activité tout en continuant « Gatemeri » et d’ailleurs, si vous pensez pouvoir y contribuer, n’hésitez pas à la contacter.
Raconter et décrypter l’histoire économique du monde, des origines à nos jours, pour mieux surmonter les problèmes actuels, tel est le pari du dernier ouvrage du professeur Jean-Marc Daniel.
Depuis l’origine des civilisations jusqu’aux premières décennies du XXIe siècle, de la Chine à l’Europe, en passant par l’Afrique et l’Amérique, de Tibère à Xi Jinping et Joe Biden, Jean-Marc Daniel dresse dans Histoire de l'économie mondiale - Des chasseurs-cueilleurs aux cybertravailleurs le panorama complet, synthétique et passionnant d’une économie, qui, de crises en crises, sait engendrer de nouveaux modèles. « L’histoire économique est riche en phénomènes rarement attendus. Des crises surviennent, qui nous paraissent toujours sans précédent, qu’il s’agisse de la crise sanitaire qui a commencé en 2020, financière de 2008-2009, entre autres, explique Jean-Marc Daniel en guise d’introduction. L’évolution de l’économie mondiale, depuis ses origines, peut être une source d’inspiration pour affronter les problèmes actuels ».
En analysant l’évolution des théories et des politiques économiques mondiales, Jean-Marc Daniel bat en brèche bien des idées reçues. Loin d’opposer travail et capital, il s’attaque aux conséquences néfastes des actions prédatrices des « oisifs » - les bureaucrates et les technocrates - qui agissent au détriment de la valeur créée par les « productifs » : les ouvriers, les agriculteurs, les entrepreneurs et les innovateurs.
Regardez-le en parler dans l’émission Les Experts de BFM TV, pour laquelle il est chroniqueur.
Campuses
Campuses
Campuses
Campuses
Campuses
Jeudi 23 septembre 2021 - 14:00-14:45 (CEST)
Cruel rappel des réalités de la mondialisation, la pénurie de masques sanitaires au début de la pandémie de Covid-19 a mis en lumière notre dépendance vis-à-vis de la Chine pour une production devenue soudain stratégique. Et a marqué le renouveau de filières nationales en temps record. Le début d'une vague massive de relocalisations ?
Symbole d'une souveraineté retrouvée, le rapatriement de la production permettrait de sécuriser les approvisionnements et de revitaliser le tissu industriel national tout en diminuant les émissions de carbone générées par le transport de marchandises. Autant d'arguments brandis par les tenants de la relocalisation, qui pointent également, et à juste titre, l'empreinte sociale et environnementale des chaînes de valeur globales.
La solution semble presque trop simple pour être la bonne. Est-il réaliste d'espérer une remise en question profonde des chaînes de valeur globales, complexes et ancrées depuis des décennies ? Quels en seraient les impacts sur les managers ?
Ce webinar Executive Education sera animé par Pr Valérie Moatti, Dean of Faculty, ESCP Business School.
Location
Organiser: Executive Education ESCP
En ligne - Webinaire
MapDate
Start date: 23/09/2021
Start time: 2:00 PM
End time: 2:45 PM
Malgré le contexte de la crise sanitaire, le dernier numéro de ESCP Applied Research Papers veut contribuer à dessiner le monde financier d’après.
« Le numéro d’été de la revue Banque & Stratégie ESCP Applied Research Papers nous présente un sommaire… optimiste ! Tous les articles qui le composent sont orientés vers l’avenir, l’investissement et, en termes génériques, vers l’innovation », explique le directeur scientifique du Mastère Spécialisé Finance de ESCP, Philippe Thomas, dans l’édito du n°404 de Banque & Stratégie, ESCP Applied Research Papers 16, qui comme à son habitude reprend sous forme d’articles synthétiques des travaux de recherche aussi riches que diversifiés correspondant à des problématiques concrètes et appliquées, conduits sous sa houlette par des étudiants et anciens de ESCP. « Au sortir, ou presque, de la crise sanitaire, ces papiers invitent à penser l’avenir et contribuent à dessiner le monde financier d’après. Comme toujours, on y retrouve la segmentation classique entre corporate et marchés financiers. De ce point de vue, le monde financier change peu, même si plusieurs articles montrent que la "frontière" entre ces deux champs liés sera probablement moins marquée à l’avenir ».
Campuses
Campuses