Une conférence organisée par Génération Écologie et ESCP Business School,
mardi 15 février 2022 de 18h30 à 21h (CET),
à ESCP Business School, 79 avenue de la République, 75011 Paris
ou en retransmission live.
« Il fut un temps où les limites à la croissance appartenaient à un futur éloigné. Elles sont bien là, aujourd’hui. Il fut un temps où le concept d’effondrement était inconcevable. Il fait aujourd’hui son apparition dans les discours publics, même s’il renvoie encore une à réalité lointaine, hypothétique et abstraite. Nous estimons qu’il faudra encore 10 ans pour pouvoir observer clairement les conséquences du dépassement et 20 ans pour que le dépassement soit accepté comme un état de fait. »
The Limits to growth, édition de 2004, préface des auteurs
Près de 20 ans après l’écriture de ces lignes par Dennis Meadows et Jorgen Randers, nous y sommes : effondrement de la biodiversité, pénuries de matières premières et de composants, menaces de blackout, sécheresses et événements climatiques extrêmes…
Les signaux d’alerte sont nombreux et confortent le constat formulé dès le début des années 1970 par les auteurs des Limites à la croissance : le modèle économique fondé sur la croissance infinie du PIB, qui fait fi des contraintes physiques, n’est pas soutenable et met en péril l’équilibre de nos sociétés.
Confrontées à ces menaces, les entreprises s’adaptent – avec plus ou moins de sérieux – et affichent des ambitions de réduction de leur empreinte écologique. Mais s’il est désormais banal pour elles de revendiquer un objectif de « neutralité en carbone », oser ouvrir le débat sur la « décroissance » reste tabou.
Parce qu’elle signifie sans détour la nécessité de rompre avec la boussole du PIB, la décroissance est un projet clair qui provoque des réactions vives. Sa radicalité séduit les acteurs du monde privé qui ont compris l’ampleur de la redirection écologique à engager, en même temps qu’elle soulève de nombreuses questions :
Autant de questions que nous aborderons en compagnie de Aurélien Acquier, Delphine Batho, Alain Grandjean, Timothée Parrique, Fanny Picard, Sophie Robert-Velu, Yannick Servant lors d’une conférence facilitée par Alexandre Florentin et Cédric Villani.
L’événement sera facilité par deux membres de Génération Écologie : Alexandre Florentin, conseiller de Paris, directeur de la Carbone 4 Académie et Cédric Villani, député de l’Essonne, médaillé Fields.
Professeur de management à ESCP Business School, Aurélien Acquier codirige la chaire ESCP en économie circulaire. Ses recherches portent sur le rôle sociétal et politique de l’entreprise en lien avec les enjeux de soutenabilité.
Députée des Deux-Sèvres, ancienne ministre de l'écologie, du développement durable et de l’énergie, Delphine Batho est présidente de Génération Écologie et auteure de « Écologie intégrale, le manifeste ».
Fort de 30 ans d’expérience dans diverses entreprises, Alain Grandjean est l’auteur de plusieurs livres et rapports sur l’économie et la transition écologique. Il est associé-fondateur du cabinet Carbone 4 et anime les sites alaingrandjean.fr et theothereconomy.com.
Docteur en économie, Timothée Parrique a mené sa thèse sur « l’économie politique de la décroissance » et consacre ses recherches à la décroissance et au découplage. Il publie une partie de ses travaux sur timotheeparrique.com.
Fanny Picard est fondatrice et CEO d’Alter-Equity, premier fonds français dans le non-coté ayant eu pour stratégie de financer les nécessaires transitions sociales et environnementales. Alter Equity gère aujourd’hui deux fonds de capital-développement et 17 participations.
Directrice Générale des Opérations Dermo-cosmétique d’Expanscience (Mustela) après avoir exercé 16 ans chez l’Oréal, Sophie Robert-Velut est soucieuse de concourir à la transition écologique, elle a rejoint la Convention des Entreprises pour le Climat.
Après un cursus à HEC et 8 années passées dans le monde de la tech (Google, Plume Labs), Yannick Servant s’est engagé pour la transition environnementale en fondant la Convention des Entreprises pour le Climat, imaginée pour résoudre la dissonance entre urgence écologique et priorités économiques.
Location
Organiser:
Paris - France
MapDate
Start date: 15/02/2022
Start time: 6:30 PM
End time: 9:00 PM
Les étudiants ESCP intégrant les programmes des masters spécialisés bénéficient d’un diplôme certifié sur la blockchain. Plus de 700 alumni ont désormais accès à une version numérique et infalsifiable de leur diplôme.
ESCP a souhaité dès 2019 offrir un service de dématérialisation des diplômes et certificats, en collaboration avec BCdiploma.
L’amélioration continue du parcours étudiant ainsi que son expérience en tant qu’alumnus est un axe stratégique pour ESCP. Il s’agit d’augmenter la qualité de service et de développer de nouveaux services numériques.
« Ce projet s'inscrit parfaitement dans notre orientation stratégique d’élargir les services offerts à nos diplômés en proposant ici des diplômes infalsifiables et facilement vérifiables par les recruteurs. »
La certification électronique des diplômes sur la Blockchain permettra aux DRH d’accéder directement aux diplômes des étudiants ESCP dont l’authenticité ne pourra être remise en cause. Ce procédé de diffusion permettra aussi aux équipes de scolarité de ne plus être sollicitées par les nombreuses demandes de vérification des recruteurs, ou par des étudiants ayant perdu leur diplôme.
Campuses
Les managers sont au cœur des transformations en entreprise dans cet environnement complexe. Ils peuvent se retrouver « bloqués » entre la mise en œuvre du changement et la gestion de ses impacts sur les équipes Pour éviter ce goulot d'étranglement, une gouvernance du changement efficace est essentielle. Elle implique de clarifier les rôles, fournir les ressources nécessaires et d’impulser une culture de l’agilité.
Quelle gouvernance mettre en œuvre ? Comment libérer le potentiel des managers pour assurer une transformation fluide et réussie ?
Cette Masterclass sera animée par Matthieu Biava, directeur scientifique de l’Executive Master Manager les projets et la transformation de ESCP Executive Education, 3e meilleure Business School en Europe.
Ce Master est conçu pour les consultants, chefs de projets, managers de la transformation digitale, ingénieurs qui veulent muscler leurs compétences dans le management de projets et la conduite du changement, impulser une transformation digitale responsable et la déployer avec succès. Il vous permettra d’élargir votre réseau en rejoignant la communauté active de ESCP avec 8 5000 diplômés à travers le monde.
Au programme
Masterclass & Q&A
Réunion d’information avec des diplômés & Q&A
Ce webinar s’inscrit dans le cadre de l’Executive Education Day online de ESCP Business School.
Ce webinaire sera animé par Matthieu Biava, professeur affilié à ESCP Business School.
Matthieu Biava
ESCP Business School
Location
Organiser: Executive Education ESCP
En ligne - Webinaire
MapDate
Start date: 15/11/2024
Start time: 3:00 PM
End time: 4:00 PM

Aude Montlahuc-Vannod, doctorante du programme Paris Ph.D, a soutenu sa thèse de Doctorat en Sciences de Gestion.
17 décembre 2021
ESCP Business School, Campus Paris/République
Le contexte actuel cristallise des enjeux économiques et sociétaux cruciaux, du fait des mutations de l’emploi et de la généralisation de la mobilité. Les cadres dirigeants -loin de l’orientation taylorienne- en subissent les conséquences : ils doivent se défaire d’un script d’ascension et de stabilité de carrière.
Cette recherche qualitative se focalise sur le parcours transitionnel de cadres dirigeants, en explore les enjeux, contradictions et potentiels comme savoir expérientiel ; elle vise à mieux comprendre son lien dans la pratique.
A travers une étude cas, cette thèse examine le défi anthropologique représenté par une question telle que celle de la transition pour un dirigeant, lorsque cette norme n’est pas voulue mais subie au nom d’un réalisme économique et imposée par des politiques d’entreprise, que l’acteur dirigeant a pourtant consenti à servir volontairement, sans ménagement.
Cette thèse souhaite contribuer à la production de savoirs permettant d’éclairer le débat économique et social, en établissant un observatoire clair et intelligible en direction des acteurs concernés, mais aussi de celles et ceux qui gèrent leur régulation sur le marché- plus particulièrement les cabinets d’outplacement.
Pour ce faire, elle croise une anthropologie clinique de la transition, outils et pratiques de gestion et le courant critique. Cette recherche est principalement clinique, en ce qu’elle se fonde sur une recherche de sens co opérée, qui conduit le chercheur à s’approcher au plus près du vécu, des affects, des émotions et de la subjectivité d’une situation pour déterminer ce qui s’y joue.
Pour rendre visibles des forces invariantes, cette étude croise : analyse de corpus de presse, ethnographie en terrain gestionnaire de transition -l’outplacement- et entretiens qualitatifs avec des cadres dirigeants licenciés, pris en charge ou non par le dispositif gestionnaire dédié.
Y sont explorés avec eux les marqueurs socio-historiques de leur destin et leur évolution, les apprentissages qu'ils ont réalisés au cours de leur transition, ainsi que les conditions de leur réinvention : entre restauration identitaire et défi imaginaire. Sont étudiés aussi comment les médias encapsulent le destin à part des dirigeants et continuent par une série de transpositions, d’embarquer l’imago de leur vie de héros dans l’imaginaire contemporain.
En dernier lieu, cette thèse cherche à relier les ressorts d’une transition locale d’acteurs majeurs du monde productif aux enjeux plus larges de transition civilisationnelle, actuels.
Campuses

Chaïmae Bennis, doctorante du programme Paris Ph.D, a soutenu sa thèse de Doctorat en Sciences de Gestion.
15 décembre 2021
ESCP Business School, Paris Campus/République
Nos données montrent que l’industrie 4.0 introduit des tensions et incertitudes qui exigent de l’opérateur, à la fois, d’assurer un impératif de productivité lié à une norme de performance, à laquelle il s’agit de s’aligner, et un impératif d’adaptation à une multitude d’artefacts, de règles et de situations nouvelles.
Par conséquent, il arbitre constamment entre l’exploitation de compétences maitrisées et l’exploration de compétences nouvelles. Ces compétences sont hybrides, de savoir-faire et de savoir-être.
Elles sont, pour certaines, transitionnelles et permettent d’assurer la stabilisation de l’environnement dans sa transition vers le 4.0. Grâce à un management de l’autonomie et le déploiement de politiques et de pratiques RH permettant les dynamiques ascendantes, le manager et la fonction RH participent conjointement au développement de l’ambidextrie des opérateurs et à son portage vers des niveaux supérieurs de l’organisation.
Ces résultats contribuent à une lecture multi-niveaux de l’ambidextrie et répondent au manque de données empiriques sur cette capacité, particulièrement, lorsqu’elle s’exprime dans les environnements dynamiques.
Ils permettent de développer des pistes de discussion avec la littérature existante, en particulier, sur le rôle de l’autonomie dans le développement de cette capacité.
Campuses
La crise sanitaire et les épisodes de confinements ont impacté des modes de vie et un modèle de consommation déjà affectés par les mutations économiques, technologiques et sociétales. Que restera-t-il de cet évènement sans précédent dans la société en général et dans la sphère de la consommation en particulier ?
La crise va-t-elle générer des transformations en profondeur ou assistons-nous à une série de déformations dont les effets sont appelés à s’estomper devant le retour du « monde d’avant » ?
Ce colloque accueilli par la Chaire ESCP BearinPoint Retailing 4.0, avait pour objectif d’interroger cette question de la transformation ou de la déformation par le croisement des regards disciplinaires.
Plus de 500 inscrits (en ligne et en présentiel) ont pu profiter de l'expertise d'une dizaine d'universitaires invités à échanger. Se sont ainsi succédés :
Philippe MOATI, Professeur d’économie à l’Université de Paris : Quelle distance entre le "monde d'après" et le "monde d'avant ?"
Dominique DESJEUX, Anthropologue, Professeur émérite à l’Université de Paris, Sorbonne SHS : Les effets inattendus du Covid sur les marchés, comme analyseur des changements de société
Vincent CHABAULT, Maître de conférences HDR en sociologie, Université de Paris : Tous avec la boutique ? Réflexions sur le renouveau du commerce indépendant et la recomposition de la catégorie des commerçants
Benoît HEILBRUNN, Professeur de Marketing à ESCP Business School : La force des petits liens
Olivier BADOT, Professeur à ESCP Business School et à l’Université de Caen, Directeur de la Chaire ESCP-BearingPoint «Retailing 4.0» : Quel commerce post-COVID ?
Enrico COLLA, Professeur émérite à ESCP Business School : L’entreprise vertueuse après la Covid et la loi Pacte
Marc PRIETO, Professeur d’économie, Docteur en Sciences économiques, Université de Rouen et Assen SLIM, Professeur des universités en économie, INALCO : Consommation responsable : le cas du Do-It-Yourself
Adeline OCHS, Professeure à Audencia Business School : Les paradoxes du green au regard de la Covid : comment la pandémie influence la consommation écoresponsable
Christophe BENAVENT, Professeur à l’Université Paris Dauphine : Quand consommer est une obligation
Retrouvez leurs interventions :
La Chaire et l'ObSoCo collaborent régulièrement. Olivier Badot et Philippe Moati ont co-signé en 2020 le livre "Utopies et consommation". Philippe Moati est intervenu fréquemment dans le cadre du rendez-vous mensuel de la Chaire : les Petits-Déjeuners du Commerce 4.0. En 2018 sur le thème "Commerce 4.0 : consommation collaborative", en 2020 sur le thème "Leçons de l´étude de l’ObSoCo sur les perspectives utopiques des Français pour le commerce et la distribution" ou encore "Le retail dans le monde d'après #2"
Campuses