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Lors d’un colloque organisé à ESCP, le 29 juin en présence de Florent Menegaux, président de Michelin, l’association française des Entreprises pour l’Environnement (EpE) dévoile le fruit de trois ans de réflexion de sa commission « Ressources Naturelles » sur l’économie circulaire. Illustrée de 27 démarches concrètes, la publication insiste sur l’importance des partenariats, décrit leurs principaux objectifs et, en collaboration avec la Chaire Economie Circulaire ESCP-Deloitte, propose une analyse de la diversité des principaux modèles de gouvernance observés.

 

Retour sur le colloque :

EpE Chaire Economie Circulaire ESCP Deloitte

Après une introduction de Florent Menegaux, président de Michelin, Claire Tutenuit, Déléguée générale d'EpE a réuni autour d'une table ronde :

  • Pierre-Yves Burlot, Directeur Développement Durable de Séché Environnement
  • Valentina Carbone, Professeure, co-Directrice Scientifique de la Chaire Économie circulaire et business models durables, ESCP Business School
  • Rachel Kolbe Semhoun, Directrice RSE du Groupe InVivo
  • Carine Kraus, Directrice Développement durable de Veolia
  • Isabelle Spiegel, Directrice de l'Environnement de Vinci

pour échanger autour des meilleures pratiques partenariales.


Les grandes leçons de cette étude :

"Les retours d’expérience des membres d’EpE qui se sont engagés dans cette voie plus difficile qu’initialement prévu ont permis de comprendre les conditions de succès et de massification de certaines initiatives. L’existence de partenariats entre acteurs est apparue comme un point commun à nombre d’actions réussies. Nous espérons que cette publication sera utile à nombre d’acteurs et inspirera une nouvelle dynamique à la transition écologique de notre société."
Jean-Laurent Bonnafé, Président d’EpE, Administrateur-Directeur général de BNP Paribas

Une alternative au modèle actuel

D’ici 2050, le développement d’une économie circulaire permettrait de réduire de 83 % les émissions de gaz à effet de serre et de diminuer la consommation des ressources primaires de 53 % en Europe, selon la fondation Ellen McArthur. Malgré des avantages certains, son développement reste contrasté et se heurte à des contraintes et risques économiques réels, des incertitudes de marché, des restrictions réglementaires, des barrières psychologiques ou des défis technologiques et de compétence.

Des partenariats pour dépasser les contraintes

L’analyse des démarches d’économie circulaire menées à bien par les entreprises membres d’EpE montre le potentiel des partenariats pour dépasser ces contraintes.
En effet, l’économie circulaire exige de coordonner et de rapprocher des groupes économiques indépendants les uns des autres, aux compétences complémentaires, pour exploiter les sources plus ou moins diffuses de matières secondaires et les marchés finaux qui les utilisent. Elle fait appel à des fonctionnements économiques inhabituels, moins reproductibles que les opérations industrielles linéaires, et requiert plus d’intelligence, de capacité d’innovation et de flexibilité pour surmonter les défis technologiques et organisationnels auxquels elle fait face.
Cette publication illustre ces nouveaux modes de fonctionnement à l’aide d’exemples concrets développés par les entreprises d’EpE et identifie des clés de succès. 

Trois types de pilotage possible

Avec le soutien de l’équipe de chercheurs de ESCP dédiée à l’économie circulaire, la publication rend compte de la classification des principaux modèles de gouvernance observés dans les 27 exemples. La première, de type « centralisée », décrit une gouvernance principalement pilotée par un seul acteur qui lance la démarche, prend en charge la majorité des coûts d’organisation et des risques, et tire le plus de bénéfices du partenariat. Le second type de gouvernance « distribuée » se distingue par un partage plus égal des coûts, risques et bénéfices entre plusieurs partenaires. Enfin, le modèle de gouvernance assuré « par une plateforme numérique » décrit la régulation entre acteurs mis en relation sur une plateforme qui fait apparaître de nouvelles transactions marchandes. 

Le rôle central des pouvoirs publics

Les démarches d'écologie industrielle et territoriale (EIT) et les filières à responsabilité élargie du producteur (REP) montrent que les partenariats public-privé rendent possible le développement des modèles d'économie circulaire.
Enfin, au delà des partenariats, la publication insiste sur le rôle pivot des pouvoirs publics locaux et nationaux.

"Selon moi, l’une des grandes forces de cette étude est de montrer que les enjeux de l’économie circulaire s’inscrivent au cœur même du capitalisme. Cartographier les savoir-faire et les compétences partenariales est un exercice passionnant. 
Sur un sujet tel que l’économie circulaire, notre responsabilité en tant qu’école de management est double. Il nous faut produire des connaissances, comme c’est le cas à travers cette étude et nous devons également former l’ensemble de nos étudiants à ce nouveau monde. Avec la création fin 2020 d'un département académique dédié aux enjeux de la transition, ESCP a ainsi placé cette question au cœur de son modèle, avec la volonté de former tous ses étudiants et l’ambition d’accompagner les parties prenantes vers de nouveaux modèles. Cette année, plus de 2000 étudiants de ESCP ont été formés aux enjeux de la transition dans nos différents programmes, que ce soit lors de séminaires transversaux ou de cours fondamentaux, depuis le Bachelor in Management, le Programme Grande École jusqu'à notre Executive MBA. Notre objectif est de former 100% de nos étudiants d'ici à 2023"

Frank Bournois, Directeur Général, ESCP

TELECHARGEZ LA PUBLICATION

 

Les contributeurs du rapport, membres d'EpE

Airbus, Air France, Air Liquide, BASF France, BNP Paribas, HeidelbergCement France, Invivo, Michelin, Paprec, Renault Group, RTE, Saint-Gobain, Séché Environnement, SNCF, Suez, TotalEnergies, Veolia et Vinci.

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