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Les 19 étudiants de l’électif « Distribution 4.0 » se sont prêtés aux Challenges de la Chaire Retailing 4.0.

L’objectif de ces Challenges est d’apprendre à analyser et diagnostiquer une situation, à proposer des recommandations stratégiques et opérationnelles, sur la base de la problématique définie au préalable par les équipes de BearingPoint, partenaire de la Chaire. C’est une formidable opportunité de rapprocher les étudiants du terrain en leur offrant l’opportunité de travailler sur des problématiques concrètes.

Pour mieux comprendre et analyser la distribution et le commerce d’aujourd’hui au regard de son évolution et des enjeux de demain. Ce cours de 30 heures se veut tant théorique que pratique : BearingPoint, partenaire de la Chaire, leur a proposé de travailler depuis janvier sur 9 sujets :

  • Performance piloting in an omnichannel environment 
  • Covid-19 : What will be the impacts of the homework generalization on the distributors/brands strategies ?
  • The delivery: new strategic differentiator ?
  • Digital transformation and speeding of the Direct to Customer strategies? 
  • Collaboration between distributors: for what results ?
  • Made to Order: Fashion 5.0?
  • The circular economy: Threat of opportunity for the fashion luxury industry: direct contact with consumers, quality, brand image.
  • Traceability & Retail : a new must have?
  • The Use of Data in Retail : How to improve the performance of Point of Sales using a Data Science approach?
  • Artificial intelligence: a merchandising opportunity?

Plusieurs séances de coaching avec les équipes BearingPoint sont réalisées tout au long de la session pour accompagner, guider et nourrir les étudiants. 

C’est Alix Thiroloix avec son excellent travail « Made to Order: Fashion 5.0? » qui a remporté le Challenge.
Alix explique qu’elle a choisi de suivre de cours parmi un catalogue de plus de 100 électifs motivée par l’intérêt qu’elle porte au sujet de la grande distribution.
« J’ai eu envie de comprendre les nombreux concepts de la distribution, les tendances et les mutations de ce secteur tout en en intégrant les implications concrètes dans l’industrie, à travers les témoignages de plusieurs consultants de Bearing Boint. Par ailleurs, le challenge permet d’ancrer les enseignements du cours dans la réalité d’une industrie en nous faisant travailler sur des sujets concrets et actuels, en contact direct avec des professionnels de la distribution. Les coachs nous guident dans notre travail en s’inspirant de leurs propres expériences sur le terrain. La diversité des sujets abordés au cours du challenge permet de comprendre de nombreux enjeux et tendances de la distribution lors des présentations des élèves. »

Pratique responsable montante de l’industrie de la mode, le made-to-order suscite un intérêt croissant de la part des marques et des consommateurs. Alix s’est penchée sur ce modèle et a mis en lumière ses inconvénients et ses avantages.
Par exemple, certaines chaînes de magasins dans le prêt-à-porter ont brûlé des tonnes de vêtements par an  pour des valeurs très importantes. Avec la crise sanitaire entamant violemment le trafic en magasin ainsi que l’achat de biens non essentiels comme le produit de mode, la problématique du stock d’invendus est devenue encore plus saillante.
Le made to order offre une voie royale pour enrayer les problèmes de surstocks et leurs coûts financiers autant que écologiques inhérents. En se tournant vers la pré-commande les marques proposent un système plus vertueux et RSE-compatible. 
« La mode est un secteur qui est amené à se transformer radicalement car son impact environnemental est désastreux. La prise de conscience des consommateurs à ce sujet a ouvert la voie à une mutation des grands acteurs de la mode qui repensent alors toute la chaîne de valeur. Ainsi se poser la question du potentiel de la production sur demande dans ce contexte me paraissait particulièrement intéressant car il combine les enjeux de l’industrie de la mode avec ceux des nouvelles technologies. 
La production sur demande est un modèle économique dans lequel la production des articles intervient après la vente. En d’autres termes, les habits sont fabriqués seulement après qu’une commande est confirmée. Ce modèle permet de ne produire que la quantité qui sera vendue et a donc de nombreux avantages : des économies de matières premières, des réductions de pertes dues aux promotions, moins d’excès d’inventaires et de gâchis en fin de parcours et optimisation du BFR. Ces gains pour les entreprises permettent de proposer un prix plus juste aux consommateurs tout en ayant un impact moindre sur l’environnement. Produire après qu’une commande soit passée rend aussi possible la customisation du produit, qui est une des grandes tendances de l’industrie. 
Cependant, il est légitime de se demander si les consommateurs sont prêts pour un tel changement et si ce modèle qui fonctionne bien dans des petites structures est applicable à l’échelle de l’industrie dans son ensemble»
, explique Alix.

Smaïn Alouani, Consultant chez BearingPoint qui a coaché Alix, salue la qualité de son travail.
"Elle a fait preuve de méthodologie et discernement pour étudier le Made to Order, ses différentes applications et évaluer ses impacts. 
Ce modèle est particulièrement intéressant car il semble assez rapidement être une réponse aux principaux challenges de l'industrie de la mode : rationalisation du stock et changement des comportements des consommateurs désireux de plus d'engagement. Ce modèle permettrait-il de redorer la réputation de cette industrie, l'une des plus polluantes au monde, de surcroît affaibli par la crise sanitaire ?
Alix a su, par l'étude des bénéfices, démontrer que oui en présentant les avantages avec une vision 360 (environnement, entreprises et consommateurs). Elle a dépassé les attentes en faisant des projections financières des bénéfices espérés par une société adoptant ce modèle afin de rendre ses recommandations davantage concrètes. Elle a réussi à allier théorie/pratique et démontrer du professionnalisme lors d'une restitution exceptionnelle."


Les responsables de la Chaire, les Docteurs Christelle Fournel et Olivier Badot signalent combien ce type de collaboration avec des Experts comme les consultants de BearingPoint peut être riche pour les étudiants de l’ESCP. Ces synergies permettent d’enrichir par des contributions professionnelles de très haut niveau et d’une grande actualité les cadrages théoriques indispensables dispensés dans ces cours électifs.

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