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Aude Montlahuc-Vannod et Jean-Philippe Bouilloud ont été récompensés par la RIPCO pour une étude portant sur un balancement identitaire de cadres lorsqu’ils expérimentent une rupture dans leur trajectoire objective : la transition professionnelle subie.

« Recherche agilité désespérément : une étude de la réinvention identitaire de dirigeants en out-placement », d'Aude Montlahuc-Vannod et son directeur de thèse, le professeur Jean-Philippe Bouilloud, a été récompensée du prix de la meilleure communication en comportement organisationnel par la Revue Internationale de Psychosociologie et de Gestion des Comportements Organisationnels (RIPCO). « Nous avons récemment mené une recherche ethnographique sur les logiques d’insertion liées au contexte de mobilité permanente, en passant par la compréhension que s’en font des cadres dirigeants, pris en charge dans des cabinets d’outplacement (reclassement professionnel, ndlr), expliquent les auteurs. Lorsque la perte d’emploi survient, ils vivent une expérience aussi éprouvante que contradictoire, au cours de laquelle ils doivent se "réinventer", c’est-à-dire accepter d’abandonner une image ancienne, à laquelle ils tenaient mais qui s’est avérée obsolète ou défaillante, pour se projeter dans une nouvelle identité plus prometteuse ».

Les chercheurs ont exploré cette « réinvention identitaire » en invitant des dirigeants à réfléchir sur leur situation. Sans aucune rupture biographique apparente, ils se décrivent vivre un moment de « chaos » associé à leur perte d’emploi. Simultanément, ils semblent paradoxalement positivement investis dans le travail d’une « self reconfiguration » qui passe par la mise en récit d’une personnalité nouvelle, plus « agile », capable de leur permettre de trouver du travail. « Il s’agit donc pour eux de conjuguer deux identités contradictoires, une négative liée à la sanction injuste de leur licenciement et son opposée, positive, liée à leur inacceptable échec, ajoutent-ils. Ce balancement identitaire est le résultat d’un processus qui associe assujettissement, normalisation et subjectivation. Dans leurs discours, la dimension changeante de leur identité, mêle questionnement, vulnérabilité, ressentiment, et imagination ».

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