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Jeudi 7 mars 2019, le Manifeste étudiant pour un réveil écologique organisait son Grand Débat à ESCP. Durant plus de trois heures, 180 signataires du Manifeste ont pu échanger avec des responsables du monde de l’entreprise et de l’enseignement supérieur. En tant qu’étudiants, futurs diplômés et jeunes travailleurs, ils ont pu les interpeller sur la nécessité d’une véritable transition écologique.

 

Etudiants, entreprises, établissements et ministres réunis pour débattre

Les étudiants ont d’abord dû choisir une thématique parmi les neuf proposées par l’équipe du Manifeste, telles que « Comment impliquer les étudiants dans l’élaboration des nouveaux programmes scolaires ? », « Comment mobiliser collaborateurs, employés et cadres d’entreprise autour de la question écologique ? », ou encore « Comment maintenir une cohérence entre les objectifs de l’entreprise et l’urgence écologique ? ».

Ils y ont réfléchi par groupe de vingt pendant une trentaine de minutes. Dans chaque salle, se trouvaient deux facilitateurs de débat, un professionnel et un étudiant du Manifeste. Les groupes ont ensuite été rejoints par un invité pour préciser leurs premières idées de réponses et intégrer les obstacles et freins concrets que l’on ne perçoit pas tout de suite en tant qu’étudiant. L’objectif était de soulever un ou deux enjeux liés à la problématique initiale pour finalement en discuter en assemblée plénière avec l’ensemble des étudiants et des invités. 

Du côté des entreprises, ont assisté au grand débat des responsables d’Engie, Sanofi, Kering, Schneider Electric et du MEDEF. Du côté des signataires, s’étaient mobilisés des étudiants d’écoles de commerce (HEC, ESSEC, ESCP), d’écoles d’ingénieur (ENSTA ParisTech, Polytechnique, Agro ParisTech) et d’universités (Dauphine, Science Po). Par ailleurs, M. François de Rugy, Ministre de la Transition écologique et solidaire, Mme Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, et de l’Innovation, et Mme Brune Poirson, Secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire, ont rejoint le Grand Débat au moment de l’assemblée plénière et ont pris la parole à plusieurs reprises pour répondre aux questions et incompréhensions des étudiants.

 

Moins de paroles, plus d'actes

Car si les échanges avec les invités témoignent d’une implication de chacun sur le sujet, ils sont également symptomatiques du décalage entre les actions déjà engagées et celles qu’il conviendrait de mettre en place. La frustration qui gagne la jeunesse est aisément compréhensible à la vue de ce débat : paradoxalement, ce sont les étudiants qui prennent à bras le corps la tâche difficile de faire comprendre à leurs aînés qu’ils n’agissent pas à la mesure du problème.

« Ils [les échanges] sont symptomatiques du décalage entre les actions déjà engagées et celles qu’il conviendrait de mettre en place »

Membres du gouvernement, responsables d’entreprises ou d’enseignement supérieur défendent tous un bilan et appellent à aller plus loin en matière de transition écologique. Mais comment se satisfaire de cette simple démonstration de bonne volonté de la part des décideurs quand notre monde se dirige vers un réchauffement de 4 à 5°C ? Les étudiants d’aujourd’hui n’auront pas le temps d’atteindre les postes à responsabilité pour éviter la catastrophe, et il apparaît évident que les personnalités présentes disposent d’une marge de manœuvre encore inexploitée. Il incombe à tous les décideurs politiques et économiques d’engager des changements significatifs et une mobilisation de toute la société en faveur de la transition écologique. 

Le message du Manifeste étudiant touche un nombre grandissant de décideurs. Si cet exercice du Grand Débat illustre le décalage persistant entre les engagements pris et les attentes des étudiants sur la transition écologique, il place le sujet au centre des attentions et ouvre des perspectives de discussions pour le futur. L’inclusion des enjeux de transition écologique comme axe structurant des formations de l’enseignement supérieur a fait consensus. Les étudiants proposeront des solutions et veilleront à ce que des actions en ce sens soient prises, notamment à ESCP où une dynamique impliquant le corps professoral, les étudiants et l’administration s’enclenche.

« Mettre en place un challenge transition écologique entre les établissements et les filières : […] le défi est relevé » Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

 

Laurène Forgeot et Julien Gasc,

Signataires du Manifeste Etudiant pour un Réveil Ecologique et membres du NOISE ESCP

[contact@pour-un-réveil-écologique.fr]

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