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La conférence sur la décroissance co-organisée par l’école a connu un grand succès et été l’occasion de voir la responsabilité de ESCP saluée par Les Echos notamment.

La conférence Entreprises et décroissance : (p)oser le débat était organisée à ESCP Business School mardi 15 février avec Génération Ecologie et deux de ses membres : Alexandre Florentin, conseiller de Paris et directeur de la Carbone 4 Académie, et Cédric Villani, député de l’Essonne et médaillé Fields. Delphine Batho, déléguée générale du parti Génération Ecologie, et Yannick Servant, cofondateur de la Convention des entreprises pour le climat, et d'autres acteurs économiques - Sophie Robert-Velut (COO Mustela & Babo Botanicals), Fanny Picard (fondatrice et CEO, Alter Equity) - et académiques - Timothée Parrique, Alain Grandjean et Aurélien Acquien – y ont également pris part, assurant d’après ce dernier « une très grande complémentarité des regards ».

« Les signaux d’alerte sont nombreux et confortent le constat formulé dès le début des années 1970 par les auteurs de Les Limites à la croissance : le modèle économique fondé sur la croissance infinie du PIB, qui fait fi des contraintes physiques, n’est pas soutenable et met en péril l’équilibre de nos sociétés », constatait le professeur de management et Associate Dean for Sustainability de ESCP Business School pour expliquer l’organisation de cette conférence. « Confrontées à ces menaces, les entreprises s’adaptent – avec plus ou moins de sérieux – et affichent des ambitions de réduction de leur empreinte écologique. Mais s’il est désormais banal pour elles de revendiquer un objectif de "neutralité en carbone", oser ouvrir le débat sur la "décroissance" reste tabou ».

Pour la journaliste et animatrice de débats sur climat et biodiversité Juliette Nouel, il s’agît ni plus ni moins du « début d'une révolution, quand on sait que l'un des fondateurs de l'ESCP est Jean-Baptiste Say, notamment célèbre pour avoir écrit cette phrase : "Les richesses naturelles sont inépuisables, car sans cela nous ne les obtiendrions pas gratuitement. Ne pouvant être ni multipliées, ni épuisées, elles ne font pas l'objet des sciences économiques". »

« ESCP semble ouverte à questionner le modèle »

« On veut pousser les débats qui dérangent et celui-ci en fait partie », ajoute Aurélien Acquier dans un article des Echos intitulé La décroissance s'invite à l'ESCP, « temple de la croissance » et qui précise qu’il s'était vu remercier à maintes reprises par tous les participants, pour son courage d'avoir organisé cette conférence. Pour lui, cela relève « plutôt de notre sens des responsabilités ».

L’article relève que ESCP « semble à un stade avancé quant au questionnement du modèle économique » qui explique que « l'école parisienne était arrivée en tête du premier classement des grandes écoles les plus engagées dans la transition écologique et sociétale publié par Les Echos START en partenariat avec Change Now ». « Cette conférence, aussi facultative qu'elle soit pour les étudiants, est une première dans une école de commerce, selon Alexandre Florentin. Plus que nombre d'autres, l'ESCP semble ouverte à questionner le modèle »…

« Devant une salle comble, un très beau panel d’intervenants a pu s’exprimer posément sur le sujet et dégonfler les nombreuses idées reçuesajoute le collectif Pour un réveil écologiqueAlors certes, ce n’est qu’une conférence (...) Mais il ne faut pas sous-estimer le signal que cela représente dans une institution comme l’ESCP ! »

Campuses