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La doyenne des écoles de commerce, qui célèbre son bicentenaire, a accueilli les 12 et 13 septembre la première édition de ce colloque dont le succès devrait en appeler d’autres.

« Le congrès est issu d'un constat qu’il y avait besoin de réunir de multiples acteurs qui travaillent sur l’histoire des entreprises : des enseignants en histoire, des enseignants en gestion, des archivistes, des gens qui travaillent sur la communication d'entreprise et qui ont un intérêt pour l'histoire des entreprises », explique le Professeur Jean-Philippe Bouilloud, qui était membre du comité de pilotage du congrès et avait proposé que ESCP l’accueille, dans le cadre de son bicentenaire.

Le colloque était effectivement organisé sur les sites de Sorbonne Université (conférences inaugurales le 11 septembre au soir), de l’Université Paris Dauphine (atelier doctoral dans la journée du 11), de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (gala de clôture le 13) mais aussi et surtout de ESCP pour le colloque lui-même, qui comportait de multiples sessions parallèles (pour le détail, voir le programme complet), deux tables rondes et une conférence de clôture sur le site de République :

  • « Les entreprises se racontent-elles des histoires ? Mythes, pratiques et réalités » avec Corinne Lepage (avocate, ancienne ministre), Jacqueline Fendt (ESCP), Farid Ameur (Société Générale), Ludovic Cailluet (EDHEC), Jean-Philippe Bouilloud (ESCP).
  • « Faire l'histoire des entreprises aujourd'hui : sources, contrat, expertise » avec Olivier de Boisboissel (président de l'Association PAGE), Anne Burnel (Direction des archives du Groupe La Poste), Sabine Effosse (Université Paris Nanterre), Roger Nougaret (Archives et Histoire, BNP Paribas), Alain Michel (Université d'Evry - Paris Saclay).
  • « Les femmes dans l'entreprise : perspective historique » avec Nicole Notat (présidente de Vigéo Eiris) et Danièle Fraboulet (Professeure à l'Université Paris XIII).

« On était entre 220 et 250 personnes. Même dans les versions les plus optimistes je pensais qu'on ne serait pas plus de 150-200. Ça prouve qu'il y avait un vrai besoin », estime le Professeur Eric Godelier, Président du département Humanités et sciences sociales à l’Ecole Polytechnique, et président scientifique du congrès. « Tout ce à quoi j'ai pu participer a été extrêmement enrichissant parce qu'on a mis on a pu mettre en relation donc ce monde académique et celui des archives, lever certains malentendus et poser d'autres questions », ajoute Roger Nougaret, qui est Responsable du département Archives et Histoire chez BNP Paribas et membre du comité de pilotage du congrès. « Les conditions dans lesquelles on a pu le faire ici, à l’ESCP, étaient formidables, il y a une unité de lieu qui était très propice à ces échanges ».
« La participation de l'école est multiple, déjà parce que l'école a une préoccupation historique depuis très longtemps : on a eu des collègues qui ont beaucoup travaillé en histoire des entreprises, des doctorants et des collègues ont présenté certains aspects historiques sur l'histoire de la gestion ou l'histoire des entreprises, etc. Donc nous étions très concernés et très intéressés par ce qui se passait, poursuit Jean-Philippe Bouilloud. Il ne faut pas oublier que l'école est une institution qui a été une entreprise au 19e siècle, qui est devenue une institution consulaire après 1867, et qui redevient une entreprise au 21ème siècle. L'histoire de l'école, c'est donc aussi une histoire d'entreprise ».

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